Pretty Girls – Karine SLAUGHTER

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Mosaic, 24 février 2016, 528 pages

Présentation de l’éditeur :

Deux sœurs. Deux étrangères.

Plus de vingt ans auparavant, Julia a disparu à seize ans sans laisser de trace. Depuis, Claire et Lydia, ses sœurs, ne se sont plus parlé. Seule la haine farouche qu’elles nourrissent l’une pour l’autre les rapproche encore. La haine, et le désespoir : jamais elles ne se sont remises de la tragédie qui a fracassé leur famille.  Deux événements violents vont venir cruellement raviver leurs blessures mais aussi les obliger à se confronter : l’assassinat du mari de Claire, et la disparition d’une adolescente.

A tant d’années de distance, ces événements ont-ils un lien quelconque avec Julia ? Lasses de se faire la guerre, Claire et Lydia plongent dans la noirceur du passé familial. Une spirale sanglante…

Mon avis :

Si j’ai aimé la première partie du roman, j’avoue que la seconde, trop bavarde, m’a lassée.

On sait qui est le coupable, on sait comment il agit, alors pourquoi vouloir délayer la sauce encore et encore…..

C’est le premier roman que je lis de cette auteure. L’idée de départ est originale, et l’auteure m’a fait douter plusieurs fois sur le nom du coupable.

Malgré tout, j’ai passé la fin en avance rapide, en sachant que tout finirait bien, de toute façon.

L’image que je retiendrai :

Celle de la piscine en marbre dans la propriété, une hérésie car en été, le marbre brûle les pieds.

Je remercie Babelio et son opération Masse Critique qui m’a permis de découvrir ce roman en avant-première.

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La compassion du diable – Fabio M. MITCHELLI

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Fleur sauvage, 6 octobre 2014, 384 pages

Présentation de l’éditeur :

1963 – Une nuit dans l’Ohio… impulsive. Suivront des corps, dans des barils en plastique.

1981 – Deux enquêteurs, hantés par leur passé.

Le cannibale de Cleveland… et vous. Votre compassion… celle pour le diable.

Mon avis :

En préambule, l’auteur déclare s’être appuyé sur des faits divers qui se sont réellement déroulés aux Etats-Unis ; ainsi que sur les vies meurtrières de Jeffrey Dahmer et Anthony Sowell. Si comme moi vous ne savez rien d’eux, tant mieux, la surprise n’en sera que plus grande.

L’auteur nous offre une immersion dans la ville de Cleveland pendant les années 80, ébranlée par la découverte d’une série de meurtres.

Les deux enquêteurs, Freddy et Victoria ne sont pas clairs dès le début. Le mystère plane.

Une écriture efficace au service du suspens, même si l’auteur a un peu trop tendance à répéter que l’on suit le diable sans vraiment le faire sentir. Dommage.

Un auteur prometteur qui n’en est pas à son coup d’essai, son premier roman La verticale du fou avait connu un engouement de téléchargement.

Pour l’anecdote : un auteur né la même année que moi et dans la même ville, le monde est si petit.

L’image que je retiendrai :

Celle du baril dans l’appartement du coupable dans lequel se décompose les corps.

Merci à l’auteur pour sa dédicace lors des journées Sang d’Encre à Vienne en novembre 2015.

Criminel loft – Armelle CARBONEL

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Fleur sauvage, 4 septembre 2015, 432 pages

Présentation de l’éditeur :

Sanatorium de Waverly Hills. Six hommes et deux femmes, reconnus coupables par la justice américaine et enfermés dans le couloir de la mort. Huit candidats sélectionnés pour participer au reality show le plus brûlant qui ait jamais existé. Chacun d’eux devra vous convaincre qu’il mérite de vivre.

Mon avis :

Il y avait longtemps qu’un roman ne m’avait pas autant fait flipper !

Tout concours à créer une atmosphère de peur qui monte en puissance au fur et à mesure de la lecture.

Qui plus est, le lecteur passe son temps à chercher le coupable des meurtres perpétrés au sein du sanatorium pendant le jeu, et l’on en devient presque paranoïaque.

Et puis, qui est l’Hombre qui se cache derrière les manettes du jeu ? J’étais tombé pas loin pourtant…

Au-delà du jeu de télé-réalité, un roman qui nous parle de nos angoisses les plus profondes.

L’image que je retiendrai :

Celle du personnage principal rêvant de manger les fesses charnues de la seule candidate féminine encore en lisse.

Merci Plume de Cajou, Richard et DBDLO pour ce très bon conseil de lecture.

Tokyo – Mo HAYDER

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Pocket, 26 février 2007, 473 pages

Résumé de l’éditeur :

Quand Grey débarque à Tokyo sans argent ni bagages, elle a beaucoup à prouver et encore plus à cacher. Rapidement, elle trouve un toit et un emploi dans un club à hôtesses très privé. Ses clients ? Des yakuzas et un étrange infirme accompagné d’une nurse à la silhouette monstrueuse…

Dans ce nouvel univers, Grey n’oublie pas le but de son voyage : retrouver un mystérieux film à l’existence contestée datant de l’invasion de la Chine par les Japonais. Un seul homme pourrait l’aider. Un survivant du massacre qui refuse de répondre à ses questions…

Mon avis :

De Grey, nous ne serons jamais le vrai prénom, mais peu importe. Le personnage garde des côtés adolescents qui parfois m’ont agacés, mais sa quête est la plus essentielle dans ce roman.

J’ai découvert l’univers des bars à hôtesses japonais, version moderne des établissements à geishas où les hommes vont se saouler et rire toute la soirée pour se détendre (no comment).

Mais ce que j’ai surtout découvert dans ces pages, c’est la terrible prise de Nankin en 1937 en Chine, et ce qui s’est déroulé entre les murailles de la ville affamée. Quelques années avant les terribles einsatzgruppen, les japonais si raffinés n’ont pas fait moins bien.

Le passé de Grey nous est dévoilé peu à peu, son terrible secret également.

Même lorsque l’auteure invente le personnage de la Nurse derrière qui se cache un tueur en série des plus retors dans ses mises en scène, ce n’est jamais gore. Tout est suggéré…..

Tout concourt à maintenir le suspens et à nous tenir en haleine jusqu’à la dernière page.

L’image que je retiendrai :

Celle de la maison dans laquelle habite Grey avec Jason et deux russes, immense mais décrépite, avec un jardin magnifique.