Acide sulfurique – Amélie NOTHOMB

acide-sulfurique

Le livre de poche, 2 mai 2007, 212 pages

Résumé de l’éditeur :

Vint le moment où la souffrance des autres ne leur suffit plus : il leur en fallut le spectacle. A.N.

Mon avis :

Plutôt lapidaire comme résumé, vous ne trouvez pas ?

Pour vous en dire plus, il est question dans ce roman de cette chère Amélie cuvée 2007 d’un jeu télévisé. Mais un jeu télévisé qui se déroule dans un camp de concentration recréé pour l’occasion, avec des kapos et des déportés.

Seuls les kapoks ont des prénoms, les détenus ne sont que des matricules. Seule Pannonique, jeune fille médiatique, va affirmer son prénom pendant l’émission. Mais elle aura tout de même du mal à gérer la relation avec le kapo Zdena qui s’est prise d’amitié pour elle.

Bien sûr, les audiences grimpent en flèche à chaque nouvel épisode.

Une fable intéressante sur les frontières du bien et du mal, mais aussi la gestion du mensonge.

L’image que je retiendrai :

Celle du fameux acide mis dans les cocktail Molotov en fin de partie.

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Camille s’en va – Eliane GIRARD

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Buchet Chastel, 5 mars 2015, 272 pages

Résumé de l’éditeur :

Camille vit avec sa mère, Maryline, dans une ville moyenne du nord de la France. Il y a déjà bien des années, son père est mort accidentellement, d’une balle qui ne lui était pas destinée. Maryline, depuis, s’est coupée de tous. Elle survit grâce aux médicaments. Elle oblige sa fille à rester enfermée avec elle dans leur appartement où la télévision, toujours allumée, tient lieu de réel.

La mère et la fille n’ont pas le même regard sur l’image. Pour Maryline, le drame est permanent et sa peur du monde extérieur empire de jour en jour. Pour Camille, à travers un jeu de télé-réalité qui va la motiver à partir, le rêve est à portée de main.

Le jour de sa majorité, excédée par la vie mortifère imposée par sa mère, Camille s’en va. Elle n’a pas d’amis et très peu d’argent. Elle s’invente un personnage et part en stop, à la découverte des autres – et d’elle-même.

Mon avis :

J’ai suivi avec intérêt le départ de Camille et sa route jusque dans le Sud de la France.

J’ai découvert sa mère et sa façon si particulière de remonter la pente (un peu facile tout de même, mais c’est un roman).

L’auteure développe son point de vue sur la télévision et ses méfaits tout en finesse. Rien de nouveau sous le soleil, mais c’est bien écrit.

Une histoire qui plaira aux jeunes adultes par le regard qu’elle apporte sur la fin de l’adolescence et l’entrée dans l’âge adulte.

Bref, j’ai passé une belle après-midi de lecture.

L’image que je retiendrai :

Celle du chien qu’il faut sortir, obligeant mère et fille à se confronter à la réalité.

Je remercie Babelio et l’opération Masse Critique pour l’envoi de ce roman.