Deux gouttes d’eau – Jacques EXPERT

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Sonatine, 22 janvier 2015, 330 pages

Présentation de l’éditeur :

Une jeune femme est retrouvée morte dans son appartement de Boulogne-Billancourt, massacrée à coups de hache. Elle s’appelle Élodie et son ami, Antoine Deloye, est identifié sur l’enregistrement d’une caméra de vidéosurveillance de la ville, sortant de chez elle, l’arme du crime à la main. Immédiatement placé en garde à vue, Antoine s’obstine à nier malgré les évidences.

Il accuse son frère jumeau, Franck, d’avoir profité de leur ressemblance pour mettre au point une machination destinée à le perdre. Quand Franck Deloye arrive au commissariat central pour être entendu, le trouble est immense : il est impossible de différencier les deux hommes, qui se ressemblent, littéralement, comme deux gouttes d’eau…

Le divisionnaire de la PJ en charge de l’enquête, Robert Laforge, un homme réputé pour sa compétence mais aussi son intransigeance et ses éclats incontrôlés, va devoir tirer au clair avec son équipe ce véritable casse-tête. Lequel des deux jumeaux ment, lequel est le bourreau, lequel la victime ?

Mon avis :

Je retrouve avec plaisir la plume de cet auteur que j’avais découvert avec La femme du monstre il y a quelques années (et qui, à mon avis, reste son meilleur).

L’action se déroule entre les murs du commissariat de police où Laforge, que l’on devine colérique et emporté, tente de faire craquer le suspect. Mais il tombe sur plus fort que lui.

L’histoire des jumeaux, depuis leur conception jusqu’à l’âge adulte nous est contée en courts chapitres qui s’intercalent dans la narration principale.

Dans ce roman, même les personnages du côté de la loi ne sont pas des gentils, et les méchants jouent sur toute la palette des sentiments pour attendrir leur prochain.

Bref, un roman que l’on ne lâche pas, mais qui nous laisse tout de même en pleine incertitude…..

L’image que je retiendrai :

Celle de la pluie qui tombe sans interruption pendant cette nuit de garde à vue.

Un long moment de silence – Paul COLIZE

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Folio, 20 mai 2014, 512 pages

Résumé de l’éditeur :

2012. À la fin de l’émission où il est invité pour son livre sur la « Tuerie du Caire », un attentat qui a fait quarante victimes dont son père en 1954, Stanislas Kervyn reçoit un coup de téléphone qui bouleverse tout ce qu’il croyait savoir.

1948. Nathan Katz, un jeune Juif rescapé des camps, arrive à New York pour essayer de reconstruire sa vie. Il est rapidement repéré par le Chat, une organisation prête à exploiter sa colère et sa haine.

Quel secret unit les destins de ces deux hommes que tout semble séparer ?

Mon avis :

Un polar qui vous tient en haleine tout au long de votre lecture. Un polar basé sur des faits réels et personnels.

Bon, le personnage principal m’a un peu fatigué à toujours vouloir rouler et baiser vite. Mais heureusement, ça ne dure que quelques lignes.

On sent un homme plein de colère mais décidé à aller au bout de sa quête.

Passé et présent se mêlent pour nous induire en erreur, brouiller les pistes sans nous perdre véritablement. Les hypothèses s’échafaudent, et le roman ne se lâche pas si facilement.

On apprend le destin tourmenté de cette petite ville de Lvov, actuelle Lviv, ancienne Lemberg. Pour le moment en Ukraine (mais pour combien de temps encore….).

L’auteur a su créer une atmosphère propre à son roman, ce que j’apprécie.

Deux petits bémols : la conversion finale du héros m’a paru quelque peu plaquée et trop facile – Donner à chaque chapitre un titre qui correspond aux derniers mots de ce même chapitre, cela m’a agacé.

L’image que je retiendrai :

Celle du chapeau du père de Stanislas que celui-ci n’a jamais vu car son père ne le porte qu’à de certaines occasions.