Ritzy – Pauline-Gaïa LABURTE

ritzy

Albin Michel, 3 février 2016, 208 pages

Présentation de l’éditeur :

Tout commence par une scène pastorale dans les montagnes bleues du Valais. Sauf que le petit berger suisse au milieu de son troupeau bêlant n’a rien d’un sujet de porcelaine. Le jeune César rêve de Paris et de gloire. Le moyen d’y parvenir ? L’hôtellerie. Il est sûr de son destin : un jour son nom rimera partout avec luxe et élégance.

Ainsi débute l’extraordinaire histoire de César Ritz, monomaniaque et infatigable génie entrepreneur. De Lucerne à la Riviera, du Savoy de Londres au Ritz de Paris, homme de l’ombre des grands de ce monde, il construira un empire. Mais sous les stucs et les moulures dorées, se cachent les angoisses de ce visionnaire, qui finira par sombrer dans la folie, continuant de griffonner frénétiquement des plans d’hôtel dans un asile des bords du lac de Lucerne.

Mon avis :

D’ordinaire, je ne suis pas fan de biographie. Mais celle de l’homme qui créa le Ritz m’attira telle la pie avec tout ce qui brille.

De César, je ne connaissais rien, dans mon ignorance crasse, même pas que le nom venait d’un homme qui avait gravit les échelons de l’hôtellerie à la force de son travail et de son imagination.

J’ai aimé que cette biographie ne soit pas une somme mais un récit au rythme enlevé, infatigable, comme cet homme qui a forgé son destin et sa vie.

Malheureusement, sa force de travail et ses insomnies ont fini par avoir raison de sa santé bien jeune.

Il est l’inventeur du 4 heure à la française. De retour de Londres où il ouvrit le Savoy, trouvant l’idée du Tea Time excellente, mais l’heure trop tardive, il avança le goûter pour le mettre au goût français.

L’auteure n’oublie pas de replacer la vie de César dans son contexte historique, ce qui m’a permis une petite révision non négligeable.

J’ai passé un bon moment au côté de ce Monsieur qui voulait faire rêver les grands de ce monde et qui y a réussi.

L’image que je retiendrai :

Celle des pots des plantes utilisés comme braseros quand le chauffage central de l’hôtel de montagne est tombé en panne.

Je remercie les Editions Albin Michel pour l’envoi de ce roman à la fois instructif et divertissant.