Wolf – Kristina IEKABSONE

wolf

Editions Mélibée, 18 décembre 2015, 76 pages

Présentation de l’éditeur :

Peut-on tuer par amour ? Peut-on survivre au dit « Syndrome de Stockholm » ? Peut-on vivre avec le Syndrome de Stockholm ?

À travers des lieux parisiens, WOLF vous plonge dans cet univers que la société cache…Vous allez entrer dans la complexité des sentiments…

Mon avis :

Disons-le tout de suite, il s’agit du premier roman d’une jeune femme de 18 ans. Il souffre donc de quelques imprécisions : des ellipses qui font perdre le fil du récit et de qui parle ; un numéro de téléphone plus attribué mais qui, quelques pages plus loin répond tout de même (ou alors c’est moi qui n’ai pas tout compris de la chronologie).

Un récit qui aurait mérité d’être plus long et donc plus dense pour poser vraiment les personnages et les lieux.

Un dernier paragraphe un peu naïf, mais on pardonnera le jeune âge de l’auteure.

L’image que je retiendrai :

Celle de Blondine servant dans un bar (allez comprendre pourquoi !).

Je remercie les Editions Mélibée pour l’envoi de ce premier roman au sujet intéressant.

Les nuits de Reykjavik – Arnaldur INDRIDASON

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Métailié, 5 février 2015, 260 pages

Résumé de l’éditeur :

Erlendur le solitaire vient d’entrer dans la police, et les rues de Reykjavik dans lesquelles il patrouille de nuit sont agitées : accidents de la circulation, contrebande, vols, violences domestiques…

Des gamins trouvent en jouant dans un fossé le cadavre d’un clochard qu’il croisait régulièrement dans ses rondes. On conclut à l’accident et l’affaire est classée. Pourtant le destin de cet homme hante Erlendur et l’entraîne toujours plus loin dans les bas-fonds étranges et sombres de la ville.

On découvre ici ce qui va faire l’essence de ce personnage taciturne : son intuition, son obstination à connaître la vérité, sa discrétion tenace pour résister aux pressions contre vents et marées, tout ce qui va séduire le commissaire Marion Briem.

Mon avis :

J’ai plongé avec délices dans la première enquête du futur commissaire Erlendur, encore jeune policier de la brigade de nuit.

J’ai retrouvé avec plaisir la plume de l’auteur et ses lents récits, mais aussi ses descriptions de la capitale Islandaise.

Indridason nous offre une plongée dans la Reykjavik nocturne : ses accrochages automobiles, ses disputes de couple parfois fatales, ses SDF, et ses meurtres, aussi. Une petite capitale qui n’a rien à envier aux grandes.

L’image que je retiendrai :

Celle du voisin qui s’entraîne au golf la nuit dans un terrain vague. 

Le duel – Arnaldur INDRIDASON

duel

Points, 7 mai 2015, 395 pages

Résumé de l’éditeur :

Eté 1972. Le commissaire Marion Briem n’a que faire de la Guerre froide, des Russes et des Américains qui s’affrontent à Reykjavik lors d’un championnat d’échecs : un adolescent vient d’être assassiné dans un cinéma de quartier. Pourtant, elle comprend que ce meurtre est lié au duel annoncé. Et dans l’ambiance survoltée qui règne en ville, la tâche du futur mentor d’Erlendur n’a rien d’aisée.

Mon avis :

Après une longue diète, je retrouve avec plaisir la plume toujours aussi efficace de Monsieur Indridason.

Cette fois-ci, l’auteur nous plonge en pleine année 1972 avec ses codes vestimentaires, sa musique, et sa Guerre Froide.

Quoi de plus emblématique pour cet affrontement silencieux qu’un tournoi international d’échecs opposant un champion Russe et son outsider Américain.

L’occasion pour l’auteur de nous parler des ravages de la tuberculose qui a fait plus de morts que la Grippe espagnole dans son pays, et des traitements douloureux avant la découverte des antibiotiques.

Une lecture fascinante sur fond d’espionnage.

L’image que je retiendrai :

 Celle des exigences de Bobby Fisher pour son duel contre le champion russe, mais un homme qui aimait aller nager seul la nuit.