Magnus – Sylvie GERMAIN

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Folio, 7 juin 2007, 272 pages

Présentation de l’éditeur :

 » D’un homme à la mémoire lacunaire, longtemps plombée de mensonges puis gauchie par le temps, hantée d’incertitudes, et un jour soudainement portée à incandescence, quelle histoire peut-on écrire ?  »

Franz-Georg, le héros de Manus, est né avant la guerre en Allemagne. De son enfance, il ne lui reste aucun souvenir, sa mémoire est aussi vide qu’au jour de sa naissance. Il lui faut tout réapprendre, ou plutôt désapprendre ce passé qu’on lui a inventé et dont le seul témoin est un ours en peluche à l’oreille roussie : Magnus.

Dense, troublante, cette quête d’identité a la beauté du conte et porte le poids implacable de l’Histoire.

Mon avis :

J’étais persuadée d’avoir déjà lu l’histoire de cet ours et du jeune garçon qui a perdu la mémoire. Mais non !

J’ai donc découvert la plume de l’auteure avec ce titre, Prix Goncourt des lycéens en 2005.

Plus que son style, j’ai aimé la façon dont elle raconte la vie de ce jeune garçon devenu un homme sans identité fixe. A l’heure du débat sur la déchéance de nationalité, ce récit met en perspective l’agitation politique.

Une auteure que je retrouverai avec plaisir.

L’image que je retiendrai :

Celle des diamants qui pleurent dans les yeux de l’ours.

Le chat fait des petits – Philippe GELUCK

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Casterman, 7 octobre 2015, 216 pages

Présentation de l’éditeur :

Après le fracassant double Chat passe à table, Geluck remet le couvert avec un tonitruant triple vingtième recueil : Le Chat fait des petits. 3 albums, oui, vous avez bien entendu « trois ! » dans un séduisant coffret (mais où s’arrêtera-t-il ?). Chaque volume est particulier : « Les desseins du Chat », ce sont des dessins du Chat, des gravures détournées, des illustrations féroces sur notre société ; « Le Scrabble du dimanche » est une sorte de journal intime dans lequel l’auteur, à travers 72 croquis, révèle comment Madame Geluck le supplie (ou l’oblige) de faire avec elle des parties de Scrabble tous les dimanches ; et enfin, « Prêchi-Prêchat » qui regroupe une série impressionnante et toujours renouvelée (mais où va-t-il les chercher ?) de strips en 3 cases.

Mon avis :

J’attendais avec impatience ce nouveau volume du Chat, gardant un bon souvenir du Chat passe à table. Quelle ne fut pas ma déception !

Pas vraiment de fil conducteur, mis à part les histoires de Scrabble.

Mais j’aurais au moins appris, par le journal à l’intérieur, qu’un musée du Chat se préparait à Bruxelles.

Et en plus les enfants voulaient le lire, ce qui n’est pas un album pour eux.

Yv a plus aimé que moi.

Je remercie Gilles Paris pour l’envoi de cette BD.

Asterix 36 : Le papyrus de César – René GOSCINNY et Albert UDERZO

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Editions Albert René, 22 octobre 2015, 48 pages

Présentation de l’éditeur :

Deux ans après le succès d’Astérix chez les Pictes, les personnages créés par René Goscinny et Albert Uderzo sont de retour dans un nouvel album écrit par Jean-Yves Ferri et dessiné par Didier Conrad. Tous les ingrédients de la potion magique Astérix sont au rendez-vous : l’Histoire de Rome et des Gaulois est revue et corrigée à coups de gags et de jeux de mots en pagaille ! Par Toutatis ! En octobre 2015, toute la Gaule sera occupée… 

Mon avis :

Nous serons toujours d’irréductibles gaulois !

Deux gaulois et leur chien ; un druide ; un chef et sa femme (ou l’inverse) ; mais aussi deux poissonniers, un barde, une potion magique; et n’oublions pas César en personne.

Des jeux de mots truculents sur les prénoms des personnages ; un second degré intelligent.

Seule la fin m’a déçue,un peu rapide à mon goût et à celui de mon Cher et Tendre. Mais nous sommes beaux joueurs, c’est un album réussi tout de même.

L’image que je retiendrai :

Celle de la lecture de l’horoscope qui va créer des situations cocasses.

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La ville des morts – Sara GRAN

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Le Masque, 14 janvier 2015, 352 pages

Présentation de l’éditeur :

Claire DeWitt est une privée comme on n’en trouve pas. Elle a trente-cinq ans mais dit toujours qu’elle en a quarante-deux parce que personne ne prend une femme de mois de quarante ans au sérieux. Claire DeWitt s’autoproclame avec dérision la plus grande détective du monde, enquêtrice amateur à Brooklyn dès l’adolescence et adepte du mystérieux détective français Jacques Silette dont l’étrange ouvrage, Détection, l’a conduite à recourir au yi-king, aux augures, aux rêves prophétiques et aux drogues hallucinogènes.

Claire entretient également une relation intime avec La Nouvelle-Orléans où elle a été l’élève de la brillante Constance Darling jusqu’à l’assassinat de cette dernière.

Lorsqu’un honorable procureur néo-orléanais disparaît dans la débâcle de l’ouragan Katrina, elle retourne à son ancienne ville, complètement sinistrée, afin de résoudre le mystère. Les indices la mènent à Andray Fairview, un jeune homme qui n’avait rien à perdre avant l’ouragan et encore moins depuis. Entre anciens amis et nouveaux ennemis, Claire élucide l’affaire, mais d’autres disparus viennent la hanter : sa meilleure amie et co-détective d’enfance, évaporée du métro de New York en 1987, et la propre fille de Silette, Belle, kidnappée dans une chambre d’hôtel et que personne n’a jamais revue.

Mon avis :

Premier volet d’une série, je découvre le personnage attachant et un peu paumé de Claire DeWitt.

L’enquête principale nous entraîne dans la Nouvelle-Orléans après l’ouragan, et nous laisse deviner ce qui s’est passé pendant.

Claire revient également sur le drame de son adolescence : la disparition de sa meilleure amie et la brouille avec la troisième du trio.

Un roman dont les pages se tournent facilement, mais dont les fautes de frappe ralentissent un peu la lecture. Dommage.

L’image que je retiendrai :

Celle de certains habitants abandonnés sur leur toit pendant plus de 3 jours sous un soleil de plomb et des nuits glacées.

Le bal des ardentes – Ghislain GILBERTI

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Anne Carrière, 21 mai 2015, 398 pages

Présentation de l’éditeur :

En plein cœur de Marseille, un attentat extrêmement violent souffle un bâtiment entier, faisant nombre de victimes. Le commissaire Ange-Marie Barthélemy, de la SDAT (Sous-direction antiterroriste), est immédiatement dépêché sur place pour prendre en main cette affaire au retentissement énorme, à la hauteur du massacre.

Les premiers résultats de l’enquête lui font comprendre que cet acte non revendiqué est lié au trafic de drogue. Dès lors, accompagné par son groupe aux allures de meute, Barthélemy étudie le biotope local et s’immerge dans le milieu impitoyable du crime organisé au sein de la cité phocéenne.

Grâce à l’assistance d’un agent d’Interpol et d’un groupe spécialisé dans les analyses de scènes de crime post-explosion, l’équipe constate que le poseur de bombes a déjà sévi sur tous les continents. Son profil est plus proche de celui d’un tueur en série que d’un terroriste. Mode opératoire scrupuleux, signature, monomanie…

L’homme se révèle un dangereux psychopathe et donne des prénoms féminins à ses engins de mort en les gravant dans l’acier. Une course-poursuite contre ce véritable fantôme va être mise en place avec l’aide de la police locale. La commissaire Cécile Sanchez va elle aussi apporter son concours à l’enquête de Barthélemy.

 Mon avis :

Si j’ai retrouvé avec plaisir les personnages de Ange-Marie Barthélemy et son amie profileuse Sandra, si j’ai bien accroché la première moitié du roman, je dois avouer que l’auteur m’a perdu avec l’arrivée du nouveau juge qui met en l’air l’enquête première.

La seconde partie m’a donc parue la moins intéressante, d’autant que sont narrés les faits et gestes que l’on a déjà lu 100 pages avant. Le récit tourne un peu en rond.

Tout ceci fini dans une hécatombe finale comme seul l’auteur sait en écrire.

L’idée de départ était intéressante, celle de ce poseur de bombes qui prénomme chacun de ses engins de mort d’un prénom de femme. Mais déplacer l’action aux coeurs des quartiers « sensibles » de la banlieue parisienne m’a paru de trop – j’ai déjà lu ces propos nombres de fois.

Ne vous y méprenez pas, je lirai al suite des aventures de Ange-Marie Barthélemy….

L’image que je retiendrai :

Celle de la Tour Rouge prise d’assaut par toutes les brigades d’intervention que compte notre si beau pays.