Au pays du long nuage blanc – Charles JULIET

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Folio, 10 juillet 2008, 192 pages

Résumé de l’éditeur :

En résidence durant cinq mois à Wellington, Charles Juliet a tenu ce journal avec assiduité, afin de garder trace de ce qu’il a vécu durant ce séjour. Ces pages, alternant les rencontres et impressions sur la Nouvelle-Zélande avec des notes de réflexion sur la création poétique et des poèmes, sont d’une réelle densité et abordent les thèmes de prédilection de cet auteur : quête de soi, recherche d’une meilleure compréhension des autres et du monde.

Mon avis :

Quelle déception ! Il faut dire que j’attendais de ce roman une découverte du pays et de ses habitants. J’ai découvert un auteur auto-centré. Vous m’objecterez que c’est normal puisque c’est le journal de son séjour à Wellington. Soit. Mais justement, je m’attendais à lire la découverte d’un pays et de ses us et coutumes, aux antipodes des nôtres, je n’ai lu qu’un homme se décrivant lui-même.

Si vous voulez en apprendre plus sur l’auteur, vous serez comblé.

L’image que je retiendrai :

Celle du nom maori du pays : « Le pays du long nuage blanc ».

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Complètement cramé – Gilles LEGARDINIER

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Pocket, 13 mars 2014, 425 pages

Résumé de l’éditeur :

Lassé d’un monde dans lequel il ne trouve plus sa place, privé de ceux qu’il aime et qui disparaissent un à un, Andrew Blake décide de quitter la direction de sa petite entreprise pour se faire engager comme majordome en France, le pays où il avait rencontré sa femme.

En débarquant au domaine de Beauvillier, là où personne ne sait qui il est réellement, il espère marcher sur les traces de son passé. Pourtant, rencontres et situations hors de contrôle vont en décider autrement…

Entre Nathalie, sa patronne veuve aux étranges emplois du temps, Odile, la cuisinière et ses problèmes explosifs, Manon, jeune femme de ménage perdue et Philippe, le régisseur bien frappé qui vit au fond du parc, Andrew ne va plus avoir le choix. Lui qui cherchait un moyen d’en finir va être obligé de tout recommencer…

Mon avis :

Je retrouve avec plaisir la plume de Gilles Legardinier qui m’avait tant plu dans son premier roman « Demain, j’arrête« .

Si quelques ficelles sont un peu grosses, si on en voit venir certaines de loin, j’ai tout de même passé un agréable moment en compagnie des habitants du manoir.

C’est plein de belle phrases piquées au coin du bon-sens, mais cela fait du bien de les lire et de se les redire.

Un récit qui ne se prend pas la tête et qui m’a fait osciller entre rires et larmes.

L’image que je retiendrai :

Celle du manoir servant de décor d’Halloween pour Yanis et ses amis, mais qui entrainera le garde-chasse à l’hôpital suite à sa rencontre avec une poêle à frire.

Merci Maman pour ce livre offert lors d’un Noël précédent.

Intrigue à Giverny – Adrien GOETZ

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Le livre de poche, 15 avril 2015, 312 pages

Résumé de l’éditeur :

Après Bayeux, Versailles et Venise, voici Pénélope à Giverny, la patrie de Claude Monet. Notre intrépide conservatrice-détective assiste à un dîner au musée Marmottan-Monet, au cours duquel elle rencontre deux spécialistes de l’œuvre du grand impressionniste. Le lendemain, l’une, une religieuse, a disparu, alors que l’autre, une Américaine, est retrouvée égorgée.

Wandrille, le compagnon-journaliste de Pénélope, est à Monaco où il couvre le mariage du prince Albert et de Charlène. Dans la principauté se prépare aussi la vente d’une toile de Monet. Vrai ou faux ? Le peintre, ami de Clemenceau, était-il vraiment l’homme tranquille qu’on connaît ?

Mon avis :
Claude Monet comme vous ne l’avez jamais pensé !
L’enquête nous emmène donc de Giverny à Monaco pendant le mariage princier, en passant par Picpus et le Mobilier National. Les deux enquêteurs vont également fréquenter les cercles des experts en œuvres de Monet.
Nous suivons ainsi le parcours de vie du peintre. Bien sûr, on apprend plein de choses, mais il n’est pas certain qu’il m’en restera beaucoup dans quelques temps.
En attendant, j’ai passé un bon moment entre la Normandie et Monaco.
L’image que je retiendrai :
Celle de la nappe à fleurs jetée sur le corbillard de Monet par Clemenceau.

L’heure des fous – Nicolas LEBEL

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Marabout, 30 janvier 2013, 384 pages

Résumé de l’éditeur :

Paris : un SDF est poignardé à mort sur une voie ferrée de la gare de Lyon. « Vous me réglez ça. Rapide et propre, qu’on n’y passe pas Noël », ordonne le commissaire au capitaine Mehrlicht et à son équipe : le lieutenant Dossantos, exalté du code pénal et du bon droit, le lieutenant Sophie Latour qui panique dans les flash mobs, et le lieutenant stagiaire Ménard, souffre-douleur du capitaine à tête de grenouille, amateur de sudoku et de répliques d’Audiard… Mais ce qui s’annonçait comme un simple règlement de comptes entre SDF se complique quand le cadavre révèle son identité.

L’affaire va entraîner le groupe d’enquêteurs dans les méandres de la Jungle, nouvelle Cour des miracles au coeur du bois de Vincennes, dans le dédale de l’illustre Sorbonne, jusqu’aux arrière-cours des troquets parisiens, pour s’achever en une course contre la montre dans les rues de la capitale.

Il leur faut à tout prix empêcher que ne sonne l’heure des fous…

Mon avis :
Ne vous fiez pas à la couverture fort moche et flippante, ce polar est drôle. L’auteur reprend avec intelligence et modernité le parler de Monsieur Audiard. (Le téléphone du héros a même une appli qui reprend les meilleurs répliques des films à la place des sonneries).
Le personnage principal a l’humour noir, très noir que s’en est un régal.
L’histoire se tient et l’enquête est intéressante, mais cette lecture est surtout passionnante pour ses personnages, entre un stagiaire qui comprend vite et imite à la perfection son chef ; un second qui ne fait que citer des séries américaines ; une enquêtrice qui héberge un demandeur d’asile au mépris de la loi.
Il est également beaucoup question de compromis. « Je te dis que la loi, on la balance pas sur la ville au Kärcher, c’est un travail d’impressionnistes… de pointillistes, même. » p.147 – et de l’art de la guerre, de la façon de manipuler les masses.
La Sorbonne, vénérable institution en prend pour son grade, ainsi que les RG, pardon la BCRI.
Un roman que je regrette d’avoir laissé si longtemps dans ma PAL.
L’image que je retiendrai :
Celle du personnage principal fumant clope sur clope, dans n’importe quel endroit, et surtout quand il rend visite à son ami en phase terminal en service d’oncologie.

Yellow Birds – Kevin POWERS

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Le livre de poche, 2 avril 2014, 240 pages

Résumé de l’éditeur :

Bartle, 21 ans, est soldat en Irak, à Al Tafar. Depuis l’entraînement, lui et Murphy, 18 ans, sont inséparables. Bartle a fait la promesse de le ramener vivant au pays. Une promesse vaine… Murphy mourra sous ses yeux et le hantera toute sa vie.

Yellow birds nous plonge au cœur des batailles où se déroule le quotidien du régiment conduit par le sergent Sterling. On y découvre les dangers auxquels les soldats sont exposés jour après jour. Et le retour impossible à la vie civile.

Mon avis :
Ouvrir ce roman, c’est plonger dès les premières pages au cœur d’un combat au fin fond de l’Irak. Deux soldats se sont liés d’amitié, chacun engagé volontaire pour des raisons différentes. Mais Bartle a fait la promesse de trop à la mère de Murph.
L’auteur alterne les chapitres où les soldats sont à Al Tafar et ceux où Bartle rentre chez lui. Nous devinons ainsi rapidement que Murph n’a pas survécu.
Ce qui m’a frappé à la lecture de ce roman, c’est qu’il est plein de couleurs : le marron de l’Irak, le vert de la Virginie, et le jaune, au détour d’une phrase. 
Un roman qui nous plonge dans une guérilla de quartier pour la possession d’une ville dont on ne voit que peu les habitants. Ici, nous sommes au côté des troufions qui exécutent les ordres et se fichent éperdument des discours de leurs gradés.
Une belle écriture au service d’un discours sur la vanité de toute chose, et le difficile retour à la vie civile.
L’image que je retiendrai :
Celle de la poussière et de la chaleur qui collent aux bottes des soldats.