Le principe – Jérôme FERRARI

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Actes Sud Editions, 4 mars 2015, 176 pages

Résumé de l’éditeur :

Fasciné par la figure du physicien allemand Werner Heisenberg (1901-1976), fondateur de la mécanique quantique, inventeur du célèbre « principe d’incertitude » et Prix Nobel de physique en 1932, un jeune aspirant-philosophe désenchanté s’efforce, à l’aube du XXIe siècle, de considérer l’incomplétude de sa propre existence à l’aune des travaux et de la destinée de cet exceptionnel homme de sciences qui incarne pour lui la rencontre du langage scientifique et de la poésie, lesquels, chacun à leur manière, en ouvrant la voie au scandale de l’inédit, dessillent les yeux sur le monde pour en révéler la mystérieuse beauté que ne cessent de confisquer le matérialisme à l’œuvre dans l’Histoire des hommes.

Mon avis :

Vous l’aurez compris à la lecture du résumé, l’auteur allonge ses phrases au maximum. Personnellement, j’aime beaucoup la poésie de ces dites-phrases qui s’étirent.

Et l’auteur est presque arrivé à me faire percevoir la poésie intrinsèque de la science physique (j’ai bien dit presque).

Passant outre l’invention de la mécanique quantique (Oh Grand Mystère à mes yeux), j’ai aimé découvrir le principe d’incertitude entre l’endroit et le moment. Pour faire simple : si on peut définir l’endroit où se trouve une  particule moléculaire, on ne peut définir à quelle instant elle se trouve à cet endroit. C’est ce principe qui régit le récit.

Je ne vous parlerai pas plus de science.

J’ai aimé découvrir la vie de ce physicien allemand, ses doutes, et sa façon de regarder par-dessus l’épaule de Dieu pour voir la beauté.

Et si j’ai aimé, comme d’habitude, la plume de l’auteur, j’ai trouvé sa conclusion sur la beauté des montagnes et des lacs un peu fade et ressassée.

Un récit qui n’atteint pas toutefois « Où j’ai laissé mon âme« . Il y manque un certain souffle épique.

L’image que je retiendrai :

Il n’y a pas de fond aux choses, comme le déclare la professeur de philosophie à l’aspirant agrégé.

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35 réflexions sur “Le principe – Jérôme FERRARI

  1. Dis-donc, on lit de chouettes choses dans ta librairie indépendante ! 😉
    « sa façon de regarder par-dessus l’épaule de Dieu pour voir la beauté » : quel beau programme ! ça me tente bien tout ça 😀

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  2. Je n’ai lu que « Le sermon sur la chute de Rome » (avant qu’il n’ait le Goncourt) et j’avais été épatée par le style. J’ai un autre de ses romans dans ma PAL…

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  3. je vais me laisser tenter finalement. je l’ai ajouté à ma PAL à a sortie car j’avais aimé « Le sermon sur la chute de Rome qui m’a permis de découvrir le style Jérôme Ferrari, c’est la physique quantique qui me freine.
    tu me conseille plus de lire « Où j’ai mon âme » ? pour mieux connaître l’auteur?

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  4. J’ai adoré le principe et la poésie de ces longues phrases, mais je te rejoins sur le fait que Où j’ai laissé mon âme a un goût épique que n’a pas le principe (que j’ai cependant préféré) 😉

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