Un bonheur parfait – James SALTER

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Points, 9 octobre 2008, 395 pages

Résumé de l’éditeur :

Nedra et Viri s’aiment, partagent une vie harmonieuse, jalousée par leurs amis. Ils habitent avec leurs deux filles Franca et Danny dans une belle demeure près de New York. Nedra est belle, séduisante. Viri est architecte et passionné par son travail. Toutes les semaines, il prend le train pour New York où il reste quatre jours, faisant ainsi la navette « entre deux bonheurs ». Des allers et retours heureux qui n’enlèvent pas la crainte de voir un jour les désirs disparaître, l’épanouissement s’évanouir. 

Avec le temps, il ne restera peut-être que tristesse et désolation, un vague souvenir.

Mon avis :

Que j’ai eu du mal avec le style de l’auteur. Dans un même paragraphe, il passe d’un sujet à un autre, à bâton rompu. Mais sur presque 400 pages, ça fait long. Autant le dire tout de suite : j’ai passé les 3/4 du roman en avance rapide, et j’ai la vague impression de n’avoir rien raté.

Les personnages sont des stéréotypes d’une famille des années 80 à qui tout réussi. Amants y compris.

Bref, un bonheur parfait qui ne m’a pas passionné.

Une citation à l’image du roman :

« Il ne pouvait retenir ses pensées assez longtemps pour comprendre ce qui se passait. Il était dans un état d’extrême agitation. » (p.362)

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Les brillants Tome 1 – Marcus SAKEY

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Gallimard, 12 février 2015, 512 pages

Résumé de l’éditeur :

Dans le Wyoming, une petite fille perçoit en un clin d’œil les secrets les plus sombres de tout un chacun. À New York, un homme décrypte les fluctuations des marchés financiers et engrange 300 milliards de rofit en une semaine. À Chicago, une femme maîtrise le don d’invisibilité en sachant d’instinct se placer là où personne ne regarde. On les appelle les «Brillants», et depuis les années 1980 1 % de la population naît avec ces capacités aussi exceptionnelles qu’inexplicables.

Nick Cooper est l’un d’eux : agent fédéral, il a un don hors du commun pour traquer les terroristes. Sa nouvelle cible est l’homme le plus dangereux d’Amérique, un Brillant qui fait couler le sang et tente de provoquer une guerre civile entre surdoués et normaux.

Mais pour l’arrêter, Cooper va devoir remettre en cause tout ce en quoi il croit, quitte à trahir les siens.

Mon avis :

Je ne suis pas spécialement fan de dystopie. J’entrais dans ma lecture quelque peu réticente. Et puis finalement…

Ce monde ressemble au notre, seuls les noms ont été changés. Pas de quoi me perdre.

L’écriture est fluide, mais un peu bavarde.

Les personnages ne brillent pas par leur psychologie mais sont crédibles, ce qui n’est déjà pas mal.

L’intrigue est menée tambour battant, pas le temps de s’ennuyer.

Le moment le plus intéressant : le personnage principal se retrouve au coeur d’un attentat à la Bourse de New-York (pas le NYSE, la nouvelle) faisant plus de 1 000 morts. Et l’auteur décrit par le menu ce que voit et ressent son héros. Notamment sa vision d’une peluche rose appartenant à une petite fille qu’il ne voit pas.

Pourtant, je ne pense pas continuer la trilogie car le propos est plutôt rebattu. Rien de bien neuf sous le soleil.

Ceci dit, j’ai passé un agréable moment de lecture, ce qui n’est déjà pas si mal.

L’image que je retiendrai :

Celle du pays de Canaan, nouvel Eldorado en plein coeur des Etats-Unis.

Je remercie Babelio et les éditions Gallimard pour l’envoi de ce roman de la Série Noire.

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Peste et choléra – Patrick DEVILLE

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Points, 3 octobre 2013, 253 pages

Résumé de l’éditeur :

Jeune chercheur de la « bande à Pasteur », Alexandre Yersin rêve de nouveaux horizons. A l’image de Livingstone, il veut être savant et explorateur. De la rue d’Ulm à l’Indochine, il découvre le monde en même temps que le bacille de la peste, loin du brouhaha des guerres. Marin, médecin, baroudeur, cet oublié de l’histoire aura fait de sa vie une folle aventurecientifique et humaine.

Mon avis :

Je connaissais Yersin de nom car, chaque semaine, je prends en homéopathie une dose de Serum de Yersin (excusez du peu, ùais finalement, est-ce une bonne idée…..)

A la lecture de ce roman, j’ai donc appris tout ce que je ne savais pas sur sa vie – son oeuvre.

Cependant, les tics d’écriture m’ont parfois lassés : il fallait absolument que Yersin connaisse des bandes (celle de Pasteur, celle des écrivains, etc) ; les cerfs-volants ne m’ont paru poétique outre mesure. J’ai tout de même apprécié le style si particulier de l’auteur, teinté d’humour.

Mais l’auteur rend bien le côté aventurier du personnage. A tel point que je me suis demandé si Yersin n’était pas plutôt un dilettante de génie.

Et puis sa mémoire n’est pas morte qui perdure dans les pays asiatiques.

Ceci dit, ce fut une lecture enrichissante.

L’image que je retiendrai :

Celle de la tête du bacille de la peste enfin découvert.

Tromper la mort – Maryse RIVIERE

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Fayard, 19 novembre 2014, 384 pages

Résumé de l’éditeur :

Pas assez d’eau pour noyer un homme, pas assez de bois pour le pendre, pas assez de terre pour l’enterrer… 

Rattrapé par l’âpreté de l’Irlande, le libraire de Montmartre pourra-t-il échapper à son destin ? Traqué par les polices française et irlandaise, son spectre se fond dans les tourbières, se confond aux brumes, se morfond dans les pubs… 

Ombres et lumières des légendes celtiques, mystères de l’âme irlandaise, au coeur de l’action policière…

Mon avis :

Ce roman nous emmène à la fois dans la tête du tueur en série et dans les coulisses du « 36 ».

Pourtant, c’est plus par ce qu’il nous raconte de l’Irlande actuel que ce roman est intéressant. Cette Irlande de l’Union Européenne poussée au développement économique à marche forcée ; celle de la crise de l’effondrement du système ; celle dont les anciens activistes tentent de se reconvertire. Une Irlande bien loin de la carte postale, même si les paysages constituent le cadre privilégié des méfaits du tueur psychopate.

Et puis il y a l’histoire d’amour de l’enquêteur avec une belle irlandaise un peu mystérieuse.

Bref, tout est réunis dans ce roman pour faire passer un bon moment de lecture.

L’image que je retiendrai :

Celle de la Chaussée des Géants : cadre des exploits ultimes de l’ex-libraire.

Et de trois !

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Quand on aime, on ne compte pas !

Voici donc ouvert mon troisième blog (les deux précédents sont maintenant inactifs).

Rien de fondamentalement différent non plus : même bannière, mêmes catégories, même présentation, et même avatar. Pas de quoi être dépaysé.

Le changement, c’est maintenant, mais pas complètement.

 

Bon, il me reste quelques fonctionnalités à découvrir, des liens à rapatrier, mais pour le moment, place à la lecture, bien sûr !